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Start-ups & Entrepreneurs

How is green and social entrepreneurship different or related to traditional profit-based businesses?

Le SwitchMed a rencontré Ghaleb Hijazi, directeur senior de l’entrepreneuriat, de l’innovation et de l’assistance aux PME pour le centre de développement économique de Jordanie. Nous avons beaucoup appris sur les nombreuses initiatives économiques en cours dans ce pays. Par exemple, « Tout savoir sur l’entreprise » est un programme révolutionnaire qui favorise la sensibilisation des jeunes sur les opportunités et les défis de l’entrepreneuriat et du travail indépendant ainsi que le rôle qu’ils jouent dans le façonnement de leur futur.

Parlez-nous de l’organisation dans laquelle vous travaillez 

Le centre de développement économique (BDC) est dédié à l’accélération de la croissance économique en Jordanie et dans la région à travers des projets et des initiatives d’assistance destinés aux PME, aux entrepreneurs, à l’innovation, à la jeunesse et aux femmes. Les programmes du BDC en cours comprennent le programme de formation et d’emploi de Maharat, le programme SANAD pour l’employabilité et l’entrepreneuriat des jeunes, des ateliers de formation à l’entrepreneuriat, le développement professionnel et local pour les femmes, l’intégration des genres sur le lieu de travail, l’innovation pour le développement et Tumooh. Le BDC a été reconnu internationalement à travers ses programmes présentés comme meilleures pratiques avec la Fondation européenne pour la formation (ETF), l’Union pour la Méditerranée (UpM), la Banque mondiale (BM) et lors de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat (GEW). Le BDC a été élu meilleur partenaire de l’année et meilleure activité à Amman lors du forum et séminaire Sharaka. 

 

Parlez-nous un peu de vous 

Je suis le directeur senior de l’entrepreneuriat, de l’innovation et de l’assistance aux PME pour le centre de développement économique. Je travaille avec les programmes du centre depuis 2009 et j’ai également passé deux ans à Washington D. C. en tant que directeur commercial et directeur marketing pour l’institut Cato, en charge du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Je suis moi-même entrepreneur et possède trois entreprises !

 

En quoi l’entrepreneuriat social et vert est-il différent ou proche des entreprises traditionnelles basées sur le profit ?

Le BDC a découvert des produits et services très spéciaux qui ont été transformés en entreprises à succès en utilisant des composants verts. Nous avons également accompagné des femmes remarquables dans l’entrepreneuriat social en Jordanie, comme Lina Arshaid qui a récemment été reconnue pour son travail dans l’entrepreneuriat social et vert et qui a gagné le prix du forum d’investissement mondial pour l’investissement dans le développement durable. Cela étant dit, les entreprises traditionnelles tournées vers le profit jouent également un rôle essentiel dans l’économie jordanienne, en particulier les PME familiales en dehors d’Amman, spécialisées dans l’agriculture, la bijouterie et le commerce de détail, les produits alimentaires, le mobilier et de nombreux autres secteurs. Depuis ses débuts, et à travers Tatweer, un programme de sept ans apportant une assistance technique et financière aux PME, le BDC soutient la croissance des associations et des entreprises communautaires qui reposent sur la continuation des entreprises traditionnelles tournées vers le profit.

 

Comment voyez-vous la scène de l’entrepreneuriat vert et social dans les cinq prochaines années en Jordanie ?

L’entrepreneuriat vert et social en est encore à sa phase expérimentale dans cette région mais le BDC a déjà reçu beaucoup d’intérêt sur le développement du programme. Le BDC a bien sûr déjà quelques idées sur les entités qui pourront s’adapter le plus efficacement pour le bénéfice de la société et de l’environnement en Jordanie. La Jordanie est arrivée à un stade où l’activité très sensible aux besoins des gouvernorats est la réponse à l’évolution des attitudes. Les outils du BDC pour les PME et les start-up innovantes sont toujours prêts à répondre aux normes et besoins au niveau mondial, mais pour les principes éthiques et sociaux du BDC, tout entrepreneuriat du BDC doit intégrer des attitudes respectueuses de l’environnement pour faire évoluer les comportements et les mentalités des Jordaniens.

L’entrepreneuriat vert est une question nationale mais en Jordanie il est important de commencer à la racine en se concentrant particulièrement sur les générations futures de créateurs et d’innovateurs. Les premières étapes critiques ont été réalisées, la Jordanie est le premier pays de la région qui classe la question réglementaire et législative en réponse aux besoins environnementaux afin d’accomplir l’économie verte de la Jordanie. 

 

En tant que centre de développement économique, comment mesurez-vous votre impact (efficacité) par rapport aux start-up vertes que vous avez formées ?

Le BDC a organisé avec succès l’atelier de formation pour formateurs sur une semaine avec 23 professionnels dont certains candidats du ministère de l’Environnement. Afin que les start-up vertes puissent vraiment prospérer dans l’économie jordanienne en forte croissance, il est essentiel que nous nous associions avec les parties prenantes clés des différents gouvernorats. Nous avons donc déjà signé un accord de collaboration avec le ministère de l’Environnement et nous déployons nos efforts à Zarqa afin d’attirer ces start-up qui recherchent un soutien durable et économique. Le BDC prépare également un forum Sharaka en 2016, plateforme de dialogue qui créera un lien entre les personnes influentes du secteur privé et les décideurs politiques du secteur public afin de déterminer les actions qui doivent être menées pour assurer la profitabilité et la productivité des entreprises adoptant des valeurs vertes et sociales. 

 

 

J’ai lu que « l’absence d’éducation sur l’entrepreneuriat et de culture du travail indépendant en Jordanie représente un des principaux facteurs du chômage des jeunes ». Le projet « Tout savoir sur l’entreprise » mis en place par le BDC en coopération avec le ministère de l’Éducation, essaie-t-il d’inverser cette tendance ? La durabilité est-elle intégrée dans l’éducation en matière d’entrepreneuriat ?

Sans aucun doute. Tout savoir sur l’entreprise est un programme révolutionnaire pour les jeunes entrepreneurs qui met en valeur le travail indépendant et diffuse l’entrepreneuriat au niveau de l’éducation. Avec l’aide du ministère de l’Éducation et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, nous avons transmis les bases de l’entrepreneuriat à 120 professeurs et instructeurs. Par exemple, dans le cadre des sessions avec les étudiants, on retrouve les discussions sur les questions écologiques avec les étudiants des écoles professionnelles et des écoles universitaires communautaires dans les différents gouvernorats de Jordanie, en commençant par des questions qui font réfléchir, telles que « Quel produit ou service qui utilise le peu de ressources naturelles de la Jordanie, pourriez-vous distribuer ? ». Les activités du BDC ont toujours permis de trouver des solutions économiques dépassant les limites de la Jordanie en termes de ressources et elles ont ouvert des portes vers des solutions d’employabilité face à la crise actuelle du chômage des jeunes en Jordanie.